La chronique historique : le pouvoir des pigments sur la cosmétique à la Préhistoire !

Histoire de la Cosmétique - La Préhistoire

La chronique historique : le pouvoir des pigments sur la cosmétique à la Préhistoire !

Salut tout le monde, c’est Zoé ! Vous le savez toutes (et tous), je suis certainement LA plus grande passionnée de cosmétiques bio et naturels de France. 😜 Toujours à l’affût de la dernière huile qui permettra à ma chevelure d’être flamboyante, je passe des heures entières à réfléchir à différentes tambouilles pour prendre soin de moi ou à dénicher des pépites parmi ce qui se fait de mieux en termes de produit cosmétique bio et naturel.

En savoir plus : 👉 Savoir comment est fabriqué un produit cosmétique

Et, figurez-vous qu’après avoir fait de multiples recherches sur Internet, mais aussi à la bibliothèque (si si, je vous promets), j’ai décidé de me lancer dans une tâche assez ardue, mais tellement intéressante : l’histoire de la cosmétique à travers l’évolution des époques ! Car, après tout, que serions-nous, les filles, si les Égyptiens ne nous avaient pas initiés à l’art du khôl, ou encore si Marie-Antoinette et sa cour ne nous avaient pas fait découvrir l’art du teint zéro défaut ?

Alors, attachez vos ceintures, et embarquez dans ma machine à remonter le temps. Aujourd’hui, je vous parle de la cosmétique à la Préhistoire !

La cosmétique pour hiérarchiser les groupes

Etymologiquement, le terme « cosmétique » remonte au grec ancien « kosmêtikos », qui signifie « décoratif, ordonné » et de « kosmêtês » qui veut dire « ordonnateur, arrangeur ». La cosmétique en général permet d’embellir, de modifier, de changer les choses sans pour autant en modifier la nature. Avant que le maquillage ne permette d’embellir la beauté naturelle de l’Homme et d’en gommer les petits défauts, ce dernier permettait surtout de représenter un événement important.

Selon le livre « Histoire du maquillage » de Martine Tardy (professeur de morphopsychologie aux Facultés de Lyon et de Paris), nos ancêtres directs, les hommes de la Préhistoire, utilisaient la peinture sur corps pour symboliser un mariage, un deuil, la chasse, ou encore une hiérarchie entre différents groupes. Le pigment le plus utilisé était le rouge, qui incarnait la vitalité et la fertilité. Et même si nos ancêtres n’avaient pas de beauty blender pour appliquer leurs pigments, ils utilisaient en revanche des godets, spatules et autres bâtonnets ressemblant à des aiguilles.

La « Dame de Brassempouy », influenceuse de l’ère paléolithique

Les prémices du maquillage remontent donc à la Préhistoire. Vous en aurez la preuve en vous rendant au Musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye pour admirer la « Dame de Brassempouy », aussi appelée « Dame à la capuche ». Cette statue, sculptée dans une défense de mammouth, est l’une des premières représentations historiques des femmes de l’ère paléolithique (entre 22 et 29 000 ans avant J.C). Cette chère Dame de Brassempouy a la particularité d’être décrite comme portant des stries ou des scarifications, qui évoqueraient des tatouages ou du maquillage.

Du maquillage à base de … mollusques !

Mais remontons encore plus loin, avec l’Homme de Neandertal. En 2010, Le Figaro rapportait que ce célèbre homo sapiens (mondialement connu pour avoir appris à domestiquer le feu), utilisait déjà le maquillage sur le corps et le visage, à l’aide de pigments. Nous savons cela grâce à des traces de pigments retrouvés dans une grotte en Espagne. La recherche, menée par une équipe de scientifiques espagnols, a montré que l’Homme de Neandertal utilisait notamment des pigments de couleur jaune, la natrojarosite (une espèce minérale composée de fer), en tant que maquillage.

D’ailleurs, en 2011, le paléoanthropologue sud-africain Christopher Henshilwood révélait au magazine Science avoir trouvé deux véritables kits de fabrication de pigments en Afrique du Sud. Une découverte historique qui nous fait remonter 100 000 ans en arrière, à la grotte de Blombos, près de la ville du Cap. Ces deux kits sont composés de pierre de quartzite, de pierres pour les marteaux, mais aussi de fragments d’os d’animaux, de charbon de bois et d’abalones (un mollusque plus connu sous le nom « d’haliotis »), dont la nacre prend des reflets violets. La présence de ces kits est une véritable preuve que les hommes de la Préhistoire savaient déjà utiliser les pigments pour les peintures murales et corporelles.

Alors, avez-vous appris des choses à la lecture de cet article ? La cosmétique à la Préhistoire ! Vous y croyez, vous ? À quelle période souhaiteriez-vous que je m’intéresse dans ma prochaine chronique ? Un petit commentaire ci-dessous pour me le dire ?

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