La chronique historique : les secrets de beauté au Moyen-Age !

La chronique historique : les secrets de beauté au Moyen-Age !

Oyé, oyé ! Après avoir parcouru l’Histoire à la découverte de l’Homme de Cro-Magnon, après avoir remonté à la surface les secrets les plus cachés des Egyptiens, et après s’être prélassés dans les thermes romains, nous nous retrouvons aujourd’hui pour parler d’une période historique plus mal-connue que méconnue : le Moyen-Age. Entre mythes et légendes, prédominance de l’Eglise ou de la puissance de la médecine, nous allons découvrir les secrets de beauté au Moyen-Age !

Secrets-de-beauté-au-Moyen-Age

Lorsque l’on parle du Moyen-Age, qu’est-ce que cela nous évoque ? Châteaux forts, chevaliers, sorcières et autres paysans édentés ?? Pas faux, mais pas si représentatif de la vérité… Tout d’abord, le Moyen-Age tire ses secrets de beauté de l’effondrement de l’Empire Romain (6ème siècle) jusqu’à la Renaissance, au 15ème siècle. Les canons esthétiques ont donc eu le temps d’évoluer et de changer. Mais une chose était immuable : la prédominance de l’Eglise à l’époque, qui condamnait toutes formes de beauté. En effet, prendre soin de soi était formellement interdit ! Voilà pourquoi, quand nous pensons au Moyen-Age, nous avons régulièrement  en tête l’image de personnes sales, couvertes de haillons et de crasses.

Petite anecdote : L’Eglise diabolisait le maquillage ! Aux yeux de l’institution, le maquillage représentait la luxure, et servait à dissimuler l’horreur du corps. Seule la couleur rouge était autorisée, sur les pommettes uniquement, pour représenter la pudeur juvénile.

Au Moyen-Age, la beauté était représentée par la jeune fille vierge, qui incarnait la pureté et l’innocence. La femme et la femme âgée étaient des persona non grata, symbolisant l’absence d’attirance et la laideur. Les secrets de beauté au Moyen-Age étaient réservés aux femmes nobles, qui subissaient une pression pour représenter leur rang. La femme noble devait être grande, mince, blonde, à la peau laiteuse et aux lèvres charnues et rosées, avec des yeux clairs, et un front dégagé (si ça vous rappelle Daenerys Targaryen de Game of Thrones, c’est que vous avez tout compris ! 😜). Mais toutes les femmes ne naissent pas blondes ! Les brunes éclaircissaient leurs cheveux avec de la paille d’avoine ou des fleurs de genêts. Le lavage des cheveux se faisait le samedi, après le grand ménage hebdomadaire.

Confidence confidence… Les cheveux roux et les peaux rousses représentaient la couleur du Diable pour l’Eglise ! Afin de faire disparaître les tâches de rousseur, les femmes n’hésitaient pas à utiliser des produits corrosifs composés d’œufs, de vinaigre, de moutardes, ou encore de gingembre et d’encens blanc.

Pour avoir une jolie peau, il ne fallait pas être triste ! ^^

Pour comprendre d’autres secrets de beauté au Moyen-Age, le médecin Louis Guyon, auteur du « Cours de médecine en François, contenant le Miroir de Beauté et de santé corporelle » (1664) explique que les douches étaient prises deux fois par semaine, et que de l’huile de myrrhe (aux propriétés anti-inflammatoire) était appliquée sur le visage au moment du coucher. Afin de protéger le teint, plusieurs recommandations devaient être suivies : ne pas s’exposer au soleil, s’éloigner des feux, de la fumée, et de la poussière, mais aussi ne pas être triste, ni énervée, ou encore ne pas dormir trop ou pas assez ! Selon le médecin, si ces recommandations ne sont pas suivies à la lettre : « Le beau teint tournera en une grande laideur ». Pour conserver un teint de porcelaine, elles appliquaient, chaque soir, de la farine sur leurs visages. Le lendemain, au réveil, elles faisaient suer les résidus de farine au-dessus d’un bol d’eau bouillante.

Afin d’avoir un sourire éclatant, les femmes du Moyen-Age recelaient de secrets de beauté : comme elles n’avaient pas le dentifrice solide de LAMAZUNA sous la main, elles se fabriquaient du dentifrice à base d’huile d’olive, de lait d’amande, de plantes, de vins, ou encore de graines de fenouil. Le médecin italien Aldebrandin (8ème siècle), préconisait de ne pas « vomir souvent », afin de ne pas s’abîmer les dents ! Merci à lui pour ses précieux conseils ! 👍

Evidemment, un visage ne pouvait pas être harmonieux sans de jolis sourcils ! De préférence, ils devaient être bruns et légèrement fournis. Si des poils disgracieux se trouvaient entre les yeux, il était préférable de les épiler.

Nouvelle anecdote : Pour empêcher la repousse des poils, les femmes s’appliquaient du sang de chauve-souris ou de grenouille sur la zone épilée ! 🤢

Alors mesdames, cette chronique sur les secrets de beauté au Moyen-Age vous-a-t-elle fait découvrir des choses que vous ne connaissiez pas ? Auriez-vous aimé vivre à cette époque ? Dites-moi tout, je veux savoir ! 😊

La chronique historique : les secrets de beauté au Moyen-Age !
5 (100%) 96 votes

4 réflexions sur « La chronique historique : les secrets de beauté au Moyen-Age ! »

  1. Vraiment moi qui aurais adoré vivre à cette époque finalement le sang de chauve souris, la farine et j en passe très peu pour moi… super article j adore apprendre les secrets de beauté des autres époques.merci 😘

    1. Bonjour Nadia,
      Oui, on en apprend des choses en dépoussiérant quelques livres, hein ?! 😉
      On dit à Zoé de poursuivre ses recherches, du coup !
      A très vite, pour un nouveau voyage dans le temps !
      Belle journée,
      La Biotyfull Team

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *